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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 11:56

France Inter  Studio théâtre

Michel Abécassis a tiré des fils d'ombre et de lumière, de mots et de silences dans un spectacle unique. Le grand talent d’Olwen Fouéré, comédienne franco-irlandaise rappelle des actrices comme Anna Thomson ou Gena Rowlands.

Dans ses yeux se concentrent la force, la chaleur et l'humanité de ce beau travail.

Bravo et merci ! 

 

Les Inrocks

Sur le thème de la violence conjugale, Michel Abécassis met en scène un récit haut en couleur, sans oublier la tendresse et l’humour et un sens profond de l’humanité.

 

La Vie

Tour à tour drôle, fragile et endurcie, Olwen Fouéré porte son personnage avec une formidable intensité et nous touche au cœur.

 

The Irish Eyes

Il faut absolument que vous alliez voir Paula Spencer, la femme qui se cognait dans les portes. Pour être sur que vous ne manquerez pas un grand moment de théâtre.

 

Pariscope

Un texte violent et émouvant non dénué d'humour parfaitement mis en valeur dans cette mise en scène de Michel Abécassis. Entre confession brute et documentaire social interprété par Olwen Fouéré comédienne franco-irlandaise, regard intense et voix meurtrie.

 

L’humanité

Entre nuances et couleurs plus subtiles Olwen Fouéré passe en force et c’est là qu’elle emporte le morceau par son talent de comédienne.

 

Evene

Les mots brûlent : comment raconter, comment dire les mots quand on a aimé un homme autant qu’on l'a détesté ? A travers une mise en scène d’une grande sobriété, Michel Abécassis éclaire l’ambivalence du personnage, et fait de cette femme un véritable condensé d’humanité. Sans pudeur, Olwen Fouéré se livre à un jeu d’une puissance incroyable. Tour à tour désespérée, exaltée, elle dévoile les souvenirs qui se cognent contre les parois de son esprit. Et c’est toute la force de ce spectacle. Dans la lumière éphémère d’un briquet, elle parle. De tout, de rien. Des bonheurs, des malheurs, de sa vie. Entre rires et larmes, elle survit.

 

Direct Matin

Une mise en scène de Michel Abécassis qui évite le piège du misérabilisme grâce à une bonne dose d’humour. Un stand-up rock’n’roll porté par l’exceptionnelle Olwen Fouéré.

 

Froggy’s delight

Michel Abécassis canalise la fougue rageuse et perceptible d'une comédienne fascinante, exceptionnelle, tripale, qui donne à ce personnage une présence, une voix éblouissante. Elle vampirise l'attention du spectateur, entre fascination et stupeur. On peine à quitter la salle à la fin du spectacle. Le knock-out est imparable.


Théâtrauteurs

Olwen Fouéré allume une cigarette, s'assied à califourchon sur une chaise ….elle a une présence scénique incroyable et l'on se sent brusquement orphelins quand elle part.

 

Billet Réduc.com

KO debout… en bout !

Un témoignage bouleversant, dans une mise en scène de Michel Abécassis impressionnante de réalisme servi par Olwen Fouéré dont la force de jeu est incroyable ! Ce petit bijou baladera son écrin en tournée. Filez donc dans l’œil du cyclone, lui, il n’est pas au beurre noir !

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Entretien entre Michel Abecassis et le journal Irish Eyes :

Le génie franco-irlandais

De juillet à décembre 2008, les cultures des vingt-sept États membres de l’Union européenne seront à l’honneur aux six coins de l’Hexagone, sur ses diagonales et au-delà. C’est là le pari de la Présidence française de l’Union européenne : proposer pour la première fois au public français une Saison culturelle européenne qui mette en évidence la diversité créatrice de toutes les cultures européennes, ainsi que la force identitaire d’un patrimoine en grande partie commun. Le volet théâtral de la semaine irlandaise de cette saison débutera le 16 septembre 2008, sur la scène du Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie de Vincennes avec une adaptation de deux romans de l’auteur dublinois, « La femme qui se coignait dans les portes » et « Paula Spencer ».
Cette adaptation et sa mise en scène sont signées Michel Abécassis (auteur, comédien et metteur en scène, il a fondé théâtre de l'Éveil en 1982) en collaboration avec Olwen Fouéré.
The Irish Eyes a rencontré le metteur-en-scène pour découvrir ce qu’il y avait derrière ce beau projet franco-irlandais.


Irish Eyes : Pourquoi le choix de ce texte de Roddy Doyle?


Michel Abécassis : C’est très simple. J’ai été sollicité par l’Ambassade de France à Dublin dans le cadre de la saison culturelle européenne qui a lieu pendant la présidence de la France de l’Union européenne. L’attaché culturel qui me connaissait, m’a demandé si je pouvais travailler sur un projet franco-irlandais avec carte blanche artistique totale pour le projet artistique. J’ai pensé très vite à un roman qui j’avais lu il y a pas mal d’années, un roman de Roddy Doyle, « La femme qui se cognait dans les portes » et comme je monte très souvent des adaptations au théâtre, j’ai eu très envie de monter ce projet-là. Le Centre Culturel Irlandais de Paris, ayant vent du projet, tout de suite ils m’ont dit : « si vous souhaitez monter ce projet-là, il faut absolument faire ça avec Olwen Fouéré, qui est une des plus grandes comédiennes irlandaises. Elle parle en plus français ». Je l’ai rencontrée à Dublin il y a un peu plus d’un an et puis on a cheminé ensemble et on s’est mis d’accord pour faire ensemble ce projet. Là-dessus est venu l’auteur, Roddy Doyle, qui venait de sortir la suite du roman, onze ans après, en anglais. Ca s’appelle Paula Spencer et Olwen m’a dit : « Mais Michel, pourquoi tu ne ferais pas une adaptation des deux romans ? » et ça a beaucoup plu à Roddy Doyle et voilà comment on est arrivé à ce projet.

I.E. : Qui est donc Paula Spencer ? Pourriez-vous donc nous la décrire sans trop dévoiler ?

M.A. : Quand j’ai écrit à Roddy Doyle, j’ai insisté sur le côté universel de la femme qui avait à faire avec la violence conjugale. Ca lui a beaucoup plu. Le personnage de Paula Spencer c’est un personnage très shakespearien, qui se retrouve dans cette grande problématique de l’amour et de la haine. L’amour pour cet homme qu’elle aime mais en même temps qu’elle hait car cet homme va la massacrer avec une violence innommable, souvent sous l’emprise de l’alcool et en même temps il l’a sauvée de la misère. Et puis l’amour pour ses enfants et en fait la rupture qu’il y aura définitivement avec cet homme c’est le jour ou il voudra lever la main sur une de ses filles.

I.E. : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées en montant la pièce ?

M.A. : La grande difficulté c’était d’abord l’adaptation. C’était un long travail de cheminement autour de deux grands romans et très difficile de garder l’oralité. Le grand intérêt pour moi c’était avec le deuxième roman. Le premier c’est un pur chef-d’œuvre mais le deuxième apporte de la lumière et le projet m’intéressait quand j’ai vu qu’il y avait de l’espoir dans cette femme et dans sa vie. Ce n’est pas que noir; il y a une porte d’ouverture.

I.E. : Parlez-nous un peu du travail avec Olwen.

M.A. : C’était très important qu’elle parle parfaitement le français. Il y avait donc cette rencontre bi-culturelle fascinante. C’était donc un projet franco-irlandais avec, en plus, une comédienne qui parle les deux langues. Le choix d’Olwen s’est imposé très vite par la rencontre humaine que nous avons eue à Dublin. On m’avait dit, et je le confirme, que c’était une des plus grandes comédiennes irlandaises. Elle a travaillé sur les plus grandes scènes bien sûr à Dublin mais aussi à Londres… elle a travaillé à la Royal Shakespeare Company et bien ailleurs. Donc cette dimension, cette puissance, sa capacité à prendre de corps un texte très difficile comme ça, toute seule, tout ça a fait que le choix s’est imposé. Et puis il y a une belle rencontre humaine. En plus c’est une rencontre culturelle de pratiques théâtrales. Je travaille d’habitude beaucoup sur la langue et avec Olwen j’ai appris beaucoup plus de souplesse, j’ai appris à être un peu plus à l’écoute du comédien, non que je ne l’étais pas avant mais je le suis plus maintenant. Olwen est une comédienne qui est très intéressée par le travail sur le corps, moi je suis plus intéressé par le travail sur le texte, on a été l’un vers l’autre et c’était extrêmement bénéfique même pour l’avenir. On a vraiment partagé la recherche, c’était un vrai travail à deux.

I.E.  : Et sur l’Irlande ?

M.A. : J’ai découvert une passion… cette île avec son histoire m’a beaucoup touché dans ma jeunesse, de par son conflit interne, mais j’ai découvert une âme qui m’a beaucoup parlé.

I.E. : Que voulez-vous que le public ressente à la fin de la pièce ?

M.A. : C’est un spectacle frontal. C’est un cri, un cri d’alerte. Je veux que ce public, qui sera, je l’espère, très pris à la gorge, n’ait qu’une seule envie : que les femmes dans les gradins se disent : ‘Jamais je n’accepterais ça’ et que hommes dans les gradins soient en alerte pour tirer la sonnette d’alarme. Ce n’est pas qu’un acte théâtral, c’est aussi un acte social d’un théâtre politique, engagé.


Eh bien, engagez-vous avec du génie théâtral franco-irlandais à la Cartoucherie 16-28 septembre (www.la-tempete.fr), aux Bouffes du Nord 12-15 novembre (www.bouffesdunord.com) ou bien en tournée nationale.

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Published by teveil - dans PRESSE

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